Sorties-visites

Sortie du 14 avril 2010 :
Viticulteur à Rochefort sur Loire et Château de Serrant.

Château de Plaisance (cave, dégustation...)
à Rochefort sur Loire.

Nous nous sommes retrouvés à 20 ce mercredi pour visiter le domaine viticole du Château de Plaisance à Rochefort-sur-Loire.

Certains participants s’étant égarés en chemin, la visite prévue à 10h30 fut légèrement retardée mais les premiers arrivés avaient su prendre leur mal en patience en dégustant les merveilleux crus du Val de Loire que Guy et Patricia ROCHAIS, propriétaires du domaine, leur avaient réservés.

Notre hôte nous a emmenés ensuite à la découverte de ses 120 ha de vignes répartis en 80ha de Chaume pour la partie haute du coteau, la plus ensoleillée (vendanges tardives) et 40 ha de ¼ de Chaume pour la partie basse et au plus bas du coteau le Layon.

Chemin faisant, il nous a expliqué le principe de la biodynamie qui fait la spécificité de ses vins, car pour se prévaloir de cette appellation un producteur doit respecter plusieurs éléments clés :

  • labourer ou enherber de manière naturelle,
  • respecter un calendrier planétaire (les cycles des planètes et des astres jouent un rôle important),
  • ne pas utiliser de produits chimiques de synthèse au moment de la viticulture.

Nous sommes descendus au pied du coteau où une station de captage des eaux de pluie a été installée.

Arrivés tout en bas, il nous a fallu remonter… à pied, sauf Monique qui s’est fait prendre en stop dans le tracteur de notre hôte.

La visite n’était pas terminée et notre hôte truculent et jovial, nous a invité à déguster une dernière fois quelques-uns de ses meilleurs crus. : «Zerzilles », « Savennières », « Coteau du Layon », « Clos de l’Etang », « Cabernet d’Anjou »…
Certains de ces vins ont obtenus de nombreuses médailles dans les différents salons et concours agricoles — toujours à consommer avec modération —

 
Restaurant Le Clézio à St Aubin de Luigné.
Il était 13h lorsque nous avons quitté la cave pour rejoindre notre lieu de restauration à Saint Aubin au restaurant Le Clézio.
Là, nous avons repris des forces dans un cadre sympathique à la cuisine familiale mais sans trop nous attarder puisque nous étions attendus à 15h pour la visite du Château de Serrant à Saint Georges-sur-Loire.

Château de Serrant.

Les photos n'étant pas autorisées à l'intérieur du château, nous devrons nous contenter des vues extérieures.
Dans le Cour d’Honneur, Iris, notre charmante guide, nous amène à la découverte du Château de Serrant dont la construction s’est étalée sur 350 ans.
Tout d’abord ancienne forteresse médiévale protégée par des douves et des ponts-levis, c’est au XIVè siècle que Charles de Brie fit entreprendre sa transformation dans le plus pur style Renaissance. Entreprise onéreuse qui ne lui permit pas de mener à terme son projet.

Le Château changea plusieurs fois de main jusqu’en 1636 où Guillaume de Bautru, conseiller d’Etat, en prit possession et permit l’achèvement des projets initiaux tout en préservant l’harmonie de l’ensemble. La Chapelle, édifiée à la mémoire du défunt Marquis de Vaudrun, époux de Marguerite de Bautru, fut la dernière construction importante.

En 1749, la dernière descendante de Guillaume de Bautru, veuve et sans enfant, est contrainte de vendre le Château à Antoine Walsch, armateur d’origine Irlandaise installé à Nantes qui fit construire les 2 pavillons qui ferment la Cour et la grande grille d’honneur sur laquelle figure le blason familial.

En 1830, Valentine Walsch de Serrant épouse le Duc de la Trémoille, descendant d’une des plus vieilles familles de France. Le Château sera alors restauré, une balustrade ajoutée au 2ème étage et le blason de la famille de La Trémoille surmontera l’entrée principale. Sur le fronton figure encore leur devise : « jamais hors de l’ornière ».

Aujourd’hui le Château est la propriété du Prince et de la Princesse de Mérode descendants des de La Trémoille.

Par un superbe escalier intérieur de pierre aux voûtes à caissons sculptés, nous partons à la découverte des différentes pièces du Château :

  • l’antichambre de Madame de Bautru et celle de sa 1ère femme de chambre ;
  • la Chambre Empire aménagée spécialement pour la venue de Napoléon qui n’y séjourna que 2 heures ;
  • la Chambre de la Duchesse de La Trémoille où la Reine Mère d’Angleterre a dormi en 1981. On y remarque une superbe tapisserie aux motifs chinois offerte par Frédéric II de Prusse à Louis XV .
  • lui font suite un Salon d’Habillage (doté d’un cornet d’appel) et une Salle de Bain ;
  • le Grand Salon dont les murs sont couverts de 8 tapisseries de Bruxelles du XVIè siècle nommées « verdures avec animaux ». Nous y découvrons émerveillés un Cabinet d’Ebène (1630) de Pierre Gole ; Ce meuble d’exception finement sculpté à l’intérieur, comme à l’extérieur contient 33 tiroirs.
  • La Bibliothèque dont les murs qui s’élèvent à 7m de hauteur sont couverts intégralement des 8 000 ouvrages exposés sur les 12 000 que compte la collection complète. Les plus anciens datent de la création de l’imprimerie. On peut y voir une édition des « Fables de La Fontaine » et aussi la collection intégrale de l’encyclopédie de Diderot ;
  • La Salle à Manger de 137m2 où trône en son centre une monumentale table à pied de lion (Jacob). Les murs sont décorés de tapisseries des Flandres. L’une des extrêmités de la pièce est ornée d’une statue de la déesse de la Jeunesse : Hébé qui, située au-dessus des cuisines en gardait toute la chaleur…
  • Nous descendons ensuite dans les sous-sols du Château où se trouve la Cuisine aussi vaste que la Salle à Manger. On y découvre une impressionnante batterie de cuisine de 200 pièces en cuivre, une cuisinière à 8 fours du 19è siècle, une table billot pour la découpe des gibiers et autres rôts, un monte plats et 2 grands éviers.
  • Nous remontons au niveau Pavillon où sont exposées différentes gravures montrant les modifications successives du Château.
  • Nous terminons la visite par la Chapelle où se trouve le magnifique tombeau du Marquis de Vaudrun, construit en marbre blanc selon les plans de Lebrun.
Après un dernier regard sur les jardins et les douves du Château, nous nous séparons ravis d’avoir pu apprécier tout au long de cette journée les richesses du patrimoine angevin : ses vins et ses châteaux.